L'admirable sorcière et le jeune égaré
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    De toute façon tu n'as plus le choix, tu es contaminé, tu es perdu... Tu vas bientôt devenir toi aussi un ADC (Atteint De la Cervelle) et ça ne se guérit pas alors n'attend plus, et inscris-toi."


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 L'admirable sorcière et le jeune égaré

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MessageSujet: L'admirable sorcière et le jeune égaré   Lun 3 Jan - 23:37

L'admirable sorcière et le jeune égaré
« Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. » Hector Bernier

La rentrée avait arraché les élèves à leurs douces joies enfantines : le bonheur de se lever quand l’envie les prenaient, passaient ses après-midi à crier d’effroi avec du pop-corn dans les mains, se faire chouchouter une dernière fois, tout cela était avait prit fin. Mais pour conserver sa joie, il n’y avait rien de plus simple : il suffisait aux élèves de se focaliser sur toutes les joies qui les attendaient à Poudlard, les retrouvailles, les souvenirs de vacances à raconter, les cadeaux à se prêter et les nouvelles farces à expérimenter en cours. Dans cette catégorie, Zachary s’était très largement préparé et, allongé dans les dortoirs de Poufsouffle, passait en revue ses nouveaux achats. Et la liste était bien longue. Une frénésie-shoppingienne (tout à fait) l’avait transcendé et le jeune sorcier s’était muré dans la boutique des Weasley pendant toute une après-midi. C'est en songeant à cela que lui revient petit à petit un souvenir cher à ses yeux, un de ceux qu'il n'oublierait jamais, et qui le guiderait dans sa vie.

Donc revenons quelques jours en arrière, avec l'intrépide Jenkins, tout juste sorti de la célèbre boutique de farces et attrapes. En quittant la boutique, ses petits yeux qui s’habituaient de nouveau à la lumière purent constater que son portefeuille s’était fort bien allégé mais pas encore vidé. C’est à ce moment là, qu’à nouveau, une coïncidence eut lieu pour son plus grand plaisir : il fit tomber une pièce, qui se mit à rouler gaiement entre les pieds des passants, évita soigneusement une bouche d’égout, fut percuter par une cane et acheva son trajet au pied… Chaudron Baveur !
Si à ce moment de l’histoire vous ne voyez pas où cela nous mène patientez encore quelques secondes.
Là, notre dadet tout dégourdi s’élance d’un pas svelte pour récupérer sa fortune, multipliant les tours sur soi même, les « Hop, désolé ! » et les « Wouhou ! » quand il frôlait les personnes de trop près. Et bien que je qualifie Zachary d’individu agile comme le singe, il fait parfois des erreurs (mais ne pleurez pas voyons, le mythe Jenkins ne va pas tomber pour si peu !).

~ PAF ~ ou plutôt BAM… A moins que ce fut POMPF…. En tout cas, ça finit par « Aouuuutch ! »

Un type immense (3 mètres 50 selon le jeune sorcier, alors un peu dans les vapes), marchant depuis plus de dix mètres en ligne droite en ignorant toute personne sur son passage, mit fin à la course de notre bambin et continua sa route, le laissant (agonisant !) au sol.

* Diantre… Finalement, je n’ai pas si mal… Et il faudrait absolument que je trouve une autre expression, ce diantre ne m’inspire pas trop. Trop… Ringard. *

Et ~ CRAC ~

Sur ce coup-ci, il y eut un œil qui révulsa un instant, une larme gargantuesque qui coula le long d’une joue et un cri, étouffé, de surprise/douleur. Contemplant sa main rougeâtre avec une méchante trace qui lui présageait quelque chose dans le genre d’un bleu, Zachary lâcha un juron vers le ciel en maudissant le morveux qui lui avait « broyé » la totalité de sa paluche.
Etat des lieux : un sorcier assis, par terre, levant sa main au ciel et n’ayant toujours pas récupéré sa pièce.
Et voilà enfin la dernière partie, le clou du spectacle.
En tant que sorcier (confirmé dira t-on) qui, après 6 longues d’années d’études (laborieuses), notre grand casse-cou devait être en mesure (le « devait être » est douteux) de parvenir à soigner cette « petite » blessure ! Alors, ni une, ni deux, bombant le torse, il avait dégainé sa baguette d’une main gauche tremblante (il regrettait de pas s’être entraîner à l’ambidexterie, surtout que l’idée de combattre avec deux baguettes était diablement excitante !), baragouinait des paroles qui lui revenaient vaguement et réalisa un piètre (heureusement) sort de Cracbadabum qui vint lui entailler sur 5 centimètres sa main.

* Sacrebleu… J’ai horriblement mal et je ne trouve toujours aucune exclamation digne de ce nom ! Ca fait mal !!! *

Il rangea sa baguette en poussant un long soupir mêlé à un gémissement, et titubant (car il aime dramatiser), Zachary ramassa sa pièce avant de s’accoler à la porte d’entrée du bar.
En attendant que la douleur brûlante passe, son regard se perdit au loin, plongé comme à son habitude dans des millions de rêveries où flottaient les doux parfums de Bières au beurre et d’alcools exotiques.
Il lui restait deux jours avant de rentrer et il n’avait pas même eut l’idée de s’arrêter un instant, boire quelque chose de chaud, ou de frais, qu’importe, au lieu de courir sans arrêt. Mais voilà, une cousine (très éloignée) de sa mère dormait chez ses parents, et ne cessait pas de prendre notre sous-doué pour le célèbre joueur de Quidditch Josef Wronskien, le harcelant de questions sur ce sport auquel il ne s’était jamais intéressé. Afin d’éviter ce « problème », il trouvait toujours un prétexte pour sortir. Et là, seul comme un idiot (je voyais un autre mot…), Zachary se sentait étrangement perdu, déboussolé par l’effet de la douleur sûrement et un peu mélancolique. Deux jours avant de reprendre les cours, ce n’était pas rien. Non, en réalité, il fuyait aussi bien la cousine que son avenir. Car, quand son p’tit minois serait de nouveau à Poudlard, la fin de ses études s’approcheraient à vive allure, que dis-je, l’échéance était au bout de son nez.


Et alors ? Bien, sept années à faire le guignol, c’est plaisant, mais il ne l’envisageait pas comme un métier. Ses résultats étaient restés satisfaisant dans toutes les matières, veillant à s’appliquer un minimum pour chacune, mais, aucune étincelle n’était né dans son cœur. Il ne se sentait pas l’âme d’un prestigieux Auror ou d’un fin bibliothécaire. Rien.
Là, il était plus que perdu. Une envie de pousser un petit cri d’exaspération le prit, contre sa douleur, contre ses vacances banales, contre ce futur dont il n’avait que faire. Toutes ces choses le tracassaient, et lui évitait dès qu’il pouvait les ennuis. Alors, quand c’est impossible… Quand c’est impossible, un miracle se produit. Du moins, cela s’était produit.
Un sortilège raté, un moment de panique. Il avait vécu cela une fois. Et une personne l’avait sorti du pétrin.

Le soir, il se mordit une lèvre en plaçant la lettre dans les serres de la chouette familiale. Zachary avait écrit quelques mots pour inviter, au Chaudron Baveur, cette délicieuse femme, qui l’avait aidé et ne l’avait jamais laissé tomber. Cette médicomage était plus que particulière. Elle était la seule figure « adulte » qu’il avait en tête. Elle n’était pas un de ces professeurs cantonnés à donner des cours ennuyeux à leurs élèves, ou un de ses parents barges. Dahrah était la femme, une vraie, qui souriait à ses pitreries, pouvait soigner d’un claquement doigt ses âneries, et la seule lumière qu’il voyait dans le monde adulte. Il avait besoin de la voir, l’écouter parler de son travail, voir quelle personne extraordinaire elle était pour espérer en devenir une à son tour. Il voulait simplement profiter royalement de sa dernière après-midi d’insouciance, et avec elle. Alors, sans attendre, il avait mit sur papier son désir de la rencontrer autour d’une chope.
En voyant la lettre (devant laquelle il s’était creusé le ciboulot plus d’une heure, ne sachant fichtrement pas comment s’y prendre pour lui proposer cette invitation au milieu de sa vie professionnelle massive) partir, il se laissa tomber sur son lit et s’empara d’un vieux bouquin pour y trouver de quoi guérir ses dégâts. Il fignola (piètrement) le travail, avec un grossier bout de sparadrap et sombra dans les bras de Morphée la minute d’après.

Passons les nombreux détails passionnant du réveil de la famille Jenkins, des cris de la grand-mère maternelle qui pensait toujours qu’il se faisait bombarder ou du déjeuner au cours duquel la fameuse cousine fit une représentation d’un match de Quidditch avec des frittes, des petits pois et un verre à eau (et c’est votre serviteur qui le prit en pleine face !).
En fin d’après-midi, Zach avait foncé dans le froid pour rentrer dans le bar et s’était empressé de s’installer à une table au fond, là où la température était la plus agréable. Retirant son caban, il affichait comme à son habitude, une habituelle chemise hivernale (une de celle qui portait l’été) et un jean usé qui retraçait deux mois de cabrioles. Sourire en coin, regard rêveur, notre bambin avait mit dans un coin de sa tête sa famille et s’amusait avec son sparadrap. Largement en avance, il en profita pour discuter joyeusement avec un inconnu. Proche des 80 ans, le sorcier sut le distraire adroitement, lui racontant des histoires amusantes et parfois grivoises (Oh !). Lorsqu’il se rendit compte que le vieux bonhomme était un ancien attrapeur de l’équipe d’Irlande, Zachary préféra s’éloigner aussitôt et attendit sagement la venue de la sorcière la plus "cool & rock" d'Angleterre.


[HRP : ça ressemble à du grand n'importe quoi, c'est honteux mais j'ai une excuse : il est tard Harry Potter RPG]
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MessageSujet: Re: L'admirable sorcière et le jeune égaré   Mer 5 Jan - 19:33


Ah la période des fêtes ! Cette année, notre jeune Irlandaise n’avait pas eu le temps de passer quelques jours où elle pourrait se la couler douce dans sa famille. Et bien non, malheureusement, elle avait du assurer ses gardes aux urgences médicomagiques et elle n’était pas enchantée car pendant toute cette garde, elle devrait travailler avec Rowann, un collègue qui l’agaçait plus que tout mais bref passons… Dahrah avait eu la joie et le bonheur de recevoir un hibou de Zachary lui proposant de prendre un verre au cultissime Chaudron Baveur. Cela tombait bien car notre rouquine avait un jour de congé le lendemain et elle était très enthousiaste à l’idée de revoir son petit protégé de Pouffsouffle. Il n’était que légèreté et fraicheur ce garçon et rien que leur rencontre laissait présager la future qualité de leur lien. Tour à tour très introspective et très superficielle, l’Irlandaise aimait sa compagnie où ils pouvaient discuter des heures de sujets importants relatifs à la philosophie de notre futile existence terrienne et s’échanger ensuite des blagues comme des gosses de dix ans. Il lui rappelait également son petit frère Roman, qu’elle ne voyait pas très souvent à cause de l’éloignement. Bref, il était son réconfort dans ce monde de brutes.

Dahrah avait commencé sa journée en faisant une grasse matinée digne de ce nom. En début d’après-midi elle avait émergé de son brouillard cuivré , café en intraveineuse, lecture de Sorcière hebdo, pose de vernis oui des préoccupations essentielles… Puis, après un rapide passage sous la douche, elle avait enfilé une robe tunique bleu assorti à ses yeux, un collant des bottes et hop là… Elle était prête !

Elle était partie un peu en avance afin de pouvoir fureter au Chemin de traverse, s’arrêtant ça et là au fur et à mesure de sa déambulation, un arrêt devant la ménagerie magique, oui notre Irlandaise devenait très niaise à la vue d’animaux, un rapide coucou à Fred, George et Stella. Et déjà, il était l’heure du rendez vous !

Elle poussa la porte du bar mythique et secoua sa longue crinière à la recherche de Zach. Elle ne mit pas très longtemps à la distinguer dans la foule en délire, un type vieux assez bizarre n’était pas loin de lui et le jeune homme semblait l’attendre patiemment, triturant un sparadrap. Elle se demandait bien ce qu’il avait encore fait comme étourderie. Dès qu’elle l’aperçut, un grand sourire se dessina sur ses lèvres et elle fit un petit signe de la main vers le pouffy. Tout en se dirigeant vers lui, elle ouvrait son manteau long gris laissant voir sa robe. Elle enlaça tendrement son ami et lui fit la bise. Puis après avoir posé son manteau sur la chaise, elle regarda amusée sa main habillée de sparadrap et lui passa d’un geste charrieur sa main dans ses cheveux comme pour les ébouriffer.
Elle lui souffla :

« Tu permets que je regarde »

Docile, et tout content aussi il lui semblait bien, il lui confia sa main. D’un sortilège, elle ota le pansement et par un sortilège « episkey » informulé guérit en un clin d’œil ce qu’il restait de la blessure. Il faut dire qu’avec ses sept années d’étude, les plaies superficielles c’était de la rigolade pour la jeune médicomage mais elle était impressionnée par les performances de Zach sur sa propre blessure.

« Voilà, il n’y a plus rien mais tu avais fait déjà fait du bon travail. Tu es doué ! »

Elle s’installa en face de lui et le contempla quelques instants, il avait vraiment une bonne tête on en mangerait. Dahrah s’était souvent dit que si elle avait été à Poudlard en même temps que lui elle en aurait carrément pincé pour lui ! Mais lorsqu’elle était élève, elle était bien trop timide pour draguer qui que ce soit enfin c’était toujours un peu pareil mais en général elle n’avait pas trop d’efforts à faire. Le barman passa près d’eux. Ils commandèrent deux bieraubeurres. Elle but avec délectation une gorgée, se passa la main dans les cheveux et tout en souriant à son camarade elle lui demanda :

« Alors ces vacances ? Hâte de retourner à Poudlard ?? »

Oui sa question pouvait sembler rabat joie mais elle, elle adorait Poudlard. Et puis comme tout Serdaigle qui se respecte, elle aimait les études par-dessus tout. Et puis la cohabitation avec les camarades, l’environnement de l’école juste sublime et toute la magie qui imprégnait les lieux, les heures à réfléchir au bord de lac… Elle avait souvent envie d’y retourner mais elle n’avait pas trop de raisons d’aller là bas, hormis en renfort de Madame Pomfresh et heureusement c’était assez rare, elle ne souhaitait tout de même pas que les élèves soient malades. Mais elle retournait souvent à Pré-au-lard et parfois elle venait se promener près de l’école. Enfin finie ses réflexions personnelles, elle se concentra sur son petit Zach et attendit patiemment sa réponse.
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MessageSujet: Re: L'admirable sorcière et le jeune égaré   Sam 8 Jan - 14:56

Tadam ! La voilà qui entre, le remarque et notre bambin déclenche son sourire de publicité, toutes dents éclatantes et le regard amusé. Elle est à sa hauteur, et lui, oublie un instant le son des pintes qui s’entrechoquent et des rires bruyants.
Zachary n’y avait rien à redire : un contact et une bise avec Dahrah était cent fois mieux qu’approcher la grossière barbe du vieillard. Dix-sept piges, pas bien mature et pourtant il se sentait des airs de sorcier gentleman en sa présence, ajustant le col de sa chemise. Un gentleman qui faisait des yeux de chaton aussitôt qu’on lui passe une main dans les cheveux, certes. C’était ça, d’être en présence d’une ravissante femme et d’une sœur de cœur en même temps. Et une soigneuse habile en prime. Si le Pouffy n’avait pas encore constaté la grandeur de sa chance, il venait de s’en apercevoir à cet instant même.
Il tendit sa main et ne put s’empêcher quelques commentaires histoire de se détendre.


« Héhé, heureusement tu m’as donné l’idée d’acheter un livre basique en cas d’urgence. T’auras du voir, la blessure était juste énorme, enfin c’est aussi de ma faute mais qu’importe... Faudrait que je songe sérieusement à apprendre quelques uns de tes sortilèges. »

Son regard oscillait entre cette dernière et les gestes de la sorcière. Une aisance absolue qu’il enviait, lui qui s’était muré de longues heures derrière ses bouquins et croisait d’une main ses doigts, espérant ne pas rater son sortilège de sa main maladroite.
Hop ! Plus rien. Tout s’était passé rapidement, une simple parole qui lui était inconnue et un de ses tracas disparaissait. Elle le gratifiait même d’un compliment qui le fait rougir de satisfaction
.

« Venant de toi, ça fait chaud au cœur ! »

Il remua sa main devant son visage, serra son poing de nombreuse fois et toucha prudemment l’endroit d’où avaient disparu ses blessures. Etrangement, il n’avait rien et se sentait cependant submergé d’une sensation de bien-être. Il était de nouveau apte à essayer de casser une brique à main nue mais comptait bien protéger avec soin cette main neuve. Il en avait presque mal au coeur de savoir qu'il s'égratignerait d'ici une semaine et se maudirait à nouveau en essayant une bonne dizaine de sortilèges différents.

« Par la barbe de Merlin... C’est toujours après avoir souffert qu’on est ravi d’être en parfait état. Dame Mills, vous assurez ! »

Loin de vouloir philosopher, il s’était rendu compte que la douleur à long terme, en plus de l’aveugler et de l’agacer, lui voler une part de bonheur. Guéri, il n’était sûrement pas seul à être ravi d’aller bien. D’ici quelques jours, cette sensation lui paraître normale et disparaîtra. Triste sort (jusqu’à temps qu’il se blesse à nouveau)
Esquissant un léger rire, ses yeux s’arrêtèrent instinctivement sur le barman (non qu’il soit un pochtron, il était dans un bar, évidemment qu’il l’attendait, tssss).
Ziouuu ! Et une bièraubeurre qui s’ajoute à son bonheur. La chope dans ses mains, il ne cherche même pas à se souvenir à quand remonte la dernière fois où il s’était extasié de son goût. Trop pressé. Le breuvage file entre ses lèvres, et il se dandine déjà sur sa chaise. La conversation prend son envol, la voix agréable de la jeune femme résonne, il bombe le torse, et tout va pour le mieux.


« Très reposantes ma foi. Pas franchement mémorables mais c’était juste ce qu’il me fallait. Je devrai déjà m’estimer heureux d’en avoir, dit-il en ébouriffant ses cheveux gêné. J’suis à bloc, ou presque, pour retourner là-bas. La dernière année ce n’est pas rien, mais je ne t’apprends rien ; je dois me remuer les fesses pour trouver ma vocation... C’est une prise de tête ! »

Plus il parlait, plus il multipliait ses claquements de doigts, ses singeries et autres tirages de langues. Zachary avait presque besoin d’appuyer chacune de ses paroles, de les vivre. Après tout, tout le monde s’efforçait de paraître apathique, ne rien laisser transparaître. Il pouvait se le permettre, surtout avec Dahrah, autant en profiter.
Le Pouffy s’empara de nouveau de son verre, et à peine l’eut-il porter à ses lèvres que sa curiosité fit des siennes :


« Et de ton côté ? Rassure-moi, tu as profité pleinement des fêtes, hin ? Pas de Dahrah-qui-sauve-tout-le-monde-et-qui-pense-pas-à-elle-une-seconde mais plutôt Dahrah-avec-un-verre-de-vin-chaud-devant-la-cheminée ? »

Il accompagnait ses paroles d’un croisement de bras et d’un regard soupçonneux sans pour autant abandonner son sourire. Zachary avait déjà son idée, qu’il espérait erronée, sur la question. Il avait entraperçu le dur labeur des médicomages (vous vous doutez comment) et savait que plus le sorcier était doué, moins on hésitait à abuser de leur talent sans se préoccuper d’eux. Le jeune sorcier l’imaginait facilement rattraper les bêtises de ses confrères, en diriger certains à la baguette (jeu de mots, oups !) et secourir trois, quatre personnes entre temps. Alors, bien sûr, il ne pourrait que la féliciter avec un pincement au cœur et puis l'inviter à prendre soin d'elle avant tout. Après tout, il la voyait d'abord comme un être cher à son coeur, puis ensuite comme une médicomage, normal qu'il préfère la savoir bavardant gaiement en famille que courant de gauche à droite pour côtoyer la souffrance.
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MessageSujet: Re: L'admirable sorcière et le jeune égaré   Mar 11 Jan - 20:04

Tout le temps que Zach parlait, Dahrah le regardait en souriant. Bon un peu bêtement certes, mais ce jeune homme n'était que fraîcheur et spontanéité, il vivait chaque chose, chaque mot intensément. Dahrah lui enviait cela, elle était plutôt du genre à se tourmenter pour des évènements qui n'avaient pas encore eu lieu, attendre le lendemain, attendre le week end, attendre la fin de la journée, toujours attendre et ne pas profiter de l'instant présent finalement. Ce n'était pas le cas du Poufsouffle qui lui s'attachait à s'imprégner de chaque moment.

Il était à bloc pour la dernière année mais difficile de se motiver pour trouver une voie. L'Irlandaise avait elle eu une vocation donc elle n'avait pas rencontré cette difficulté mais elle pouvait aisément la comprendre car même si elle savait ce qu'elle voulait faire, elle avait hésité à se lancer dans cette carrière parce qu'elle manquait de confiance en elle. Avoir la vie des gens entre ses mains, ce n'était pas toujours évident à gérer. Elle fit un clin d'oeil à son jeune ami :

" Tu auras bien le temps de trouver ta voie, ne t'en fais pas pour ça et surtout continue de profiter comme tu le fais, le reste viendra naturellement."

En général, c'était comme ça que les choses se passaient, on allait voir d'un côté puis de l'autre et finalement une nouvelle route s'ouvrait. Les évènements s'enchaînaient plus ou moins longuement pour arriver finalement à bonne destination. Concernant Zachary elle n'avait aucun doute, il avait suffisamment de charme et de bagout pour s'en sortir dans la vie, même par ces temps obscurs.

Il lui demanda ensuite comment s'étaient passées les fêtes pour elle. La médicomage éclata de rire après sa remarque mais elle adopta finalement une mine contrite, car non elle n'avait pas profité des fêtes. Elle avait passé les fêtes avec son collègue Rowann qu'elle détestait par dessus tout et avec un flot de patient à gérer en plus. Etant célibataire, elle avait hérité des gardes aux urgences pendant les fêtes et elle avait accepté également en vérité car elle redoutait de revoir sa famille qui ne se doutait pas un seul instant de la guerre qui avait lieu dans le monde des sorciers. En effet, toute sa famille était moldue et elle n'avait pas eu le coeur de leur dire la vérité. Si ils avaient su, ils auraient été bien trop inquiets pour elle.

" En réalité, j'ai fait ma Dahrah-qui-sauve-tout-le-monde-enfin-qui-essaie, désolée!"


Elle regarda son jeune amie un peu coupable, comme si on l'avait prise la main dans le sac, dire que c'était elle l'adulte, la sage... La situation était comique! Pour changer le cours de la conversation, elle demanda à Zach:

" Bon et toi tu n'as pas une chérie en vue?"

Ah!! Un des sujets préférés de Miss Mills! Bah oui en bonne fille elle aimait s'intéresser à ce genre de choses! Les amours adolescents , ah que de souvenirs... Elle, ses amours pour le moment ça se résumait à des histoires surprenantes par le format court... Elle n'avait pas trop envie d'engagement pour le moment, et surtout elle n'avait pas trouvé la bonne personne mais peut être qu'un jour...
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MessageSujet: Re: L'admirable sorcière et le jeune égaré   Mer 19 Jan - 22:26

Attention ! Ce qui suit, est une révélation de la plus haute importance. La bouche en O, les yeux figés, plus personne ne bougeait dans le bar (enfin si, mais dit comme ça, la scène semble plus grandiose). Dahrah venait de calmer toute l’inquiétude de Zachary, d’une simple phrase ; tel un ange apportant le calumet de la paix, ou quelque chose dans ce genre là...

Dahrah - Tu auras bien le temps de trouver ta voie, ne t'en fais pas pour ça et surtout continue de profiter comme tu le fais, le reste viendra naturellement.

Profiter et le reste viendra naturellement ?

* Mouahah ! *

Toutes ses dents s’illuminèrent, son regard s’envola vers le plafond dans un élan d’émotion et ses joues rosirent. Oui, Zachary était heureux. Il buvait les paroles de la médicomage, il se baignait dedans, il leur offrait un culte, les embrassait toutes. Faire ce qu’il savait faire de mieux et attendre bras ouvert son futur. What else ? N’était-ce pas là une étape de plus dans la conquête de l’allégresse ultime ? Un pas de plus vers l’apogée de la jouissance ? (Je suis moi-même tout émoustillé).


Dahrah - En réalité, j'ai fait ma Dahrah-qui-sauve-tout-le-monde-enfin-qui-essaie, désolée !

Patatrac ! Ou pas. Le bambin feint un soupçon de dépit mais ne put cacher son doux sourire de garçon fier de sa Dahrah. Sans le dévouement de la jeune femme, notre casse-cou songea qu'il aurait dû attendre l'été pour quitter sa forme de bonhomme de neige, qu'il ne l'aurait jamais rencontrée (OH !).
Il avait presque envie de se lever, et d'applaudir la vaillance qu'il n'aurait jamais (et d'obliger ce vieillard embêtant à faire de même, non mais oh !).


Zachary - Mouarf… Après tout, c’est pour ça que je t’ai rencontré et que je t’admire un peu plus chaque jour...

Sa phrase s’acheva sur une note rêveuse. Et le voilà parti dans quelques songes inconnus où se mêlaient des images de Dahrah ressoudant le bras d’un patient d’un coup de baguette (ressouder, tout à fait), une grenouille rouge gargantuesque parlant couramment le shanghaïen et un type avec une main sur la tête. Bref, des choses sans queues ni têtes, comme d’habitude et liés d’une quelconque manière que seul Zachary trouvait.
Un coup d’œil sur sa boisson et l’inquiétude s’empare de lui. Le verre était à moitié vide, et il faudrait un effort surhumain pour se contenir, jouir de chaque goutte avec une retenue de moine. Facile à penser, difficile à appliquer. En se contenant, il pouvait prendre une gorgée toutes les deux minutes. En 6 minutes, l’affaire serait pliée. Ou alors… Zachary oubliait cette succulente tentation, ce produit diabolique et viderait sa chope d’un trait au bout de 6 minutes. De toute manière, le verre aux lèvres, il ne pourrait s’empêcher de tout avaler. La seconde solution paraissait la meilleure.

Il va sans dire que ce moment de réflexion intense et très stressant (pour nous tous) ne resterait pas dans les annales. La suite si. Aussi soudainement qu’un moine shaolin hyperactif qui vous écrase son poing dans la face (en faisant « Wahhhhhhh !!! Aoooh…) Super-Dahrah trouva THE question pour faire oublier sa Bièreaubeurre à Zachary.


Dahrah - Bon et toi tu n'as pas une chérie en vue ?

Paf ! OS sur place.

Zachary - Une chérie ? Nah, mais… C’est que… Enfin, tu sais !!

Tel le babouin devant un oscilloscope à mémoire, le Pouffy plissa ses yeux, remua ses lèvres dans une mimique inconnue et se balança trois fois sur sa chaise. C’était à vrai dire, le seul sujet qu’il n’avait jamais abordé, avec qui que ce soit. Alors, il ne savait pas comment réagir. Tout déballer, jouer les cachotiers comme tout adolescent, contourner la question, retourner la question, transplaner….
Une grande inspiration. Et le voilà qui fit son choix : Dahrah n’était pas un parent qui le mettrait mal à l’aise, un ami qui se foutrait joyeusement de sa gueule ou une inconnue qui crierait ses confessions partout. Alors, go !


Zachary - Chéri, ça rime avec ennuis. Interdiction de regarder ou complimenter une autre fille sinon, on te coupe la langue et on t’arrache les yeux. Après, faut retenir sa couleur préféré, sa date de naissance et son film préféré. En plus le film est toujours nul, ça parle d’une fille qui aime un gars mais c’est pas possible à cause de la grand-mère ou de la guerre, ou d’un clown et puis finalement, ils sont réunis à notre GRANDE surprise. Et j’oubliais le pire : il faut deviner quand elle est triste ou non, anticiper ses envies. Ahhhh… ! J’suis pas prêt à m’embarquer de nouveau dans l’aventure. C’est nul !

Zachary lâcha un soupir de dépit, et prit une mine renfrognée. Vous l’aurez compris, le Pouffy était un gros naze, toujours l’adolescent survolté qui faisait tout pour s’amuser. Et quand ce n’était pas punchy, pas hilarant ou pas étrange, il s’ennuyait et préférait partir.
Les sentiments, on repassera plus tard les récupérer… Et puis quitte à passer pour quelqu'un d'insensible, autant se donner à fond. Voici donc la suite de "Zachary 1 : Le Pouffy sans coeur" :


Zachary - De toute manière, à Poudlard, c’est plutôt baby-boom, crise de nerfs et échanges de bave.

Zachary : 1 – L’élégance : 0. Paf, que je te ruine le mythe du jeune sorcier de Poufsouffle tout propret sur lui, avec sa bouille d’ange et ses lèvres en cœur. On ne vous cachera pas qu’il courrait souvent dans les couloirs en pointant du doigt tous les amoureux qu’il croisait et en leur criant « Beuuuuuurk ». Après tout, qui n’a jamais eu envie de le faire une fois ?
Le Pouffy approcha sa chope à deux mains. Ses yeux louchèrent dessus et le jeune homme maudit la taille si « petite » des verres. Qu’est-ce qu’il aurait donné pour avoir un fût entier de Bièreaubeurre ! Et de chocolat. Et… De tout ce qu’il aimait à vrai dire. Zach n’était franchement pas doué pour vivre dans la retenue, les régimes et toutes les « bêtises » du monde. Il en faisait trop, en voulait trop, et tant mieux ! C’est comme ça qu’on jouit de la vie (ou pas !) !


Zachary - Mais plutôt que d’écouter l’immature et insensible personnage que je suis, tu pourrais peut-être m’éclairer ! Ô, Dahrah, charmante demoiselle du monde adulte, médicomage et femme la plus sage que je connaisse, douce créature dont la chevelure a dû faire plus d’un émoustillé, aide un garçon égaré qui n’y comprends rien.

Une main tendue vers le ciel, l’autre sur le cœur, Zachary fixait (bêtement) le plafond de la taverne dans une pseudo-posture poético-dramatique. Et puis, transformation, il joignait ses mains, et offrait son regard de pauvre brebis. Finies les bouffonneries. Bien que le jeune homme ne paraisse guère sérieux, il l’était pourtant bel et bien, sa curiosité titillée à l’extrême, et des questions existentielles venaient le frapper en pleine face. Pourquoi aimer ? Comment ? Quand ? Où ? Vraiment ?
Au diable le ridicule, il était avec son capitaine de bord, son adjugeant-générale-maréchale, sa Marraine à l’Italienne, pas de chichi. Et puis, il s’était mis en tête que la jeune femme avait un passé d’étudiante ultra-studieuse, supra-populaire et méga-demandée par la gente masculine. Une sorte de Wonderwoman couplée à Brad Pitt et Einstein. Doux seigneur que cette image est étrange !
Revenons à nos moutons.


Zachary - Je veux dire, j’ai jamais trouvé ça fun. Et puis je ne vous comprends pas, vous, les femmes…

Tiens, un kleenex.
Pour le coup, il n’y pensait plus beaucoup à sa boisson. Non, son centre d’intérêt avait fait un tour de 180°. Et à cause de cela, la pauvre médicomage se retrouvait face à une sorte de gamin abruti et défait, la tête posée sur la table et fixant, sans faire attention, la Bièreaubeurre.

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MessageSujet: Re: L'admirable sorcière et le jeune égaré   Mer 26 Jan - 23:33


Le moins que l’on puisse dire, c’est que la compagnie de ce garçon était raffraichissante. Admirant, toutes les libertés qu’il prenait avec son corps, n’écoutant pas les contraintes de notre bonne société, se laissant vivre simplement et profiter, Dahrah le regardait ses yeux azurs brillants de joie et de plaisir partagé. La jeune femme avait une attitude beaucoup plus posée par rapport à son jeune ami mais ce n’était pas pour cela qu’elle n’était pas sur la même longueur d’ondes.

En réalité, elle lui enviait sa spontanéité et sa façon d’être même si elle avait toujours été plutôt du genre élève modèle comme tout bon Serdaigle qui se respecte. Ce qui était vraiment plaisant avec Zachary, c’est qu’il lui pardonnait tout, avec lui, elle pouvait être naturelle, un peu comme on l’est entre frères et sœurs, échangeant une complicité qui se passe de longs discours un peu barbants.

"- Mouarf… Après tout, c’est pour ça que je t’ai rencontré et que je t’admire un peu plus chaque jour..."

Ses joues rosirent légèrement. Elle avait toujours eu un peu de mal avec les compliments. Même si notre rouquine était une guérisseuse très compétente, elle n’avait jamais eu tellement confiance en elle-même. Elle admirait secrètement ces personnes qui étaient toujours empruntes d’une certains assurance, même si la contrepartie était souvent de ne pas paraître chaleureux, car être sure de soi ne rimait pas avec humilité.

Lorsqu’elle avait détourné la conversation pour interroger Zach sur sa vie sentimentale, celui-ci parut quelque peu interloqué. Cela fit secrètement sourire la médicomage, il était vrai qu’il n’avait pas l’attitude d’un tombeur de ses dames mais après tout chaque personne quelle qu’elle soit est capable de nourrir des sentiments amoureux et puis elle aimait bien le taquiner un peu avec ses questions.

"- Une chérie ? Nah, mais… C’est que… Enfin, tu sais !!"


Amusée, elle tapota légèrement ses doigts sur le bord de son verre et le regarda espiègle, du style grande innocente qui ne voit pas du tout de quoi on parle :

« Je sais quoi ? »

"- Chéri, ça rime avec ennuis. Interdiction de regarder ou complimenter une autre fille sinon, on te coupe la langue et on t’arrache les yeux. Après, faut retenir sa couleur préféré, sa date de naissance et son film préféré. En plus le film est toujours nul, ça parle d’une fille qui aime un gars mais c’est pas possible à cause de la grand-mère ou de la guerre, ou d’un clown et puis finalement, ils sont réunis à notre GRANDE surprise. Et j’oubliais le pire : il faut deviner quand elle est triste ou non, anticiper ses envies. Ahhhh… ! J’suis pas prêt à m’embarquer de nouveau dans l’aventure. C’est nul !"

La guérisseuse éclata d’un rire franc, ah ce Zachary, il était une des rares personnes avec qui elle riait autant. Il parvenait au bout de quelques minutes simplement à éveiller chez la jeune femme des sentiments bien agréables, spontanés , à l’image de ceux qu’on peut ressentir lorsqu’on est jeunes et qu’on a la vie devant soi, loin des soucis, loin des responsabilités. Elle aimait tellement ces moments simples, ces moments de simple régression même si au fond ils n’en étaient pas vraiment. Au contraire, savoir faire preuve de spontanéité par des temps pareils était une grande preuve de maturité.

« Tu n’as pas tout à fait tort, mais heureusement je pense que nous ne sommes pas toutes comme ça, enfin j’espère ! »

La jeune femme n’avait jamais réellement vécu de grandes histoires d’amour avec un grand A, mais plutôt des flirts ou des aventures sans lendemain, voir de quelques semaines. Elle avait l’air très douce et docile d’apparence, mais elle était plutôt du genre indépendante et à ne pas vouloir se prendre la tête. Son métier passait avant tout le reste, en second venait son activité pour l’Ordre et pour le reste, et bien, encore fallait il avoir du temps ! Mais peut être qu’au fond, elle n’avait simplement par encore rencontré la bonne personne. Il était certain cependant, que pour le moment, elle ne se projetait pas dans le schéma classique de la mère aimante, entouré de son mari et de ses enfants. Elle laissait ça à ses propres parents.

"De toute manière, à Poudlard, c’est plutôt baby-boom, crise de nerfs et échanges de bave".

Elle écarquilla ses douces prunelles, le regardant un peu consternée et lui demanda simplement un peu bête :

« Vraiment ? »

Et bien dis donc, les temps avaient bien changé depuis sa scolarité à Poudlard. Elle se sentit tout d’un coup étrangement vieille en se voyant avoir un raisonnement du type « De mon temps, ce n’était pas comme ça ! » et cela lui fit peur, elle avait horreur de se voir comme ça, après tout elle n’était pas si vieille, même si malheureusement il fallait bien avouer qu’elle approchait de la trentaine.

"Mais plutôt que d’écouter l’immature et insensible personnage que je suis, tu pourrais peut-être m’éclairer ! Ô, Dahrah, charmante demoiselle du monde adulte, médicomage et femme la plus sage que je connaisse, douce créature dont la chevelure a dû faire plus d’un émoustillé, aide un garçon égaré qui n’y comprends rien."

Là encore, elle ria un peu bêtement, elle n’avait pas l’habitude de tant d’éloges mais de la part du jeune Poufsouffle, elle les savait sincère et spontanée, donc au fond cela ne la gênait pas tant que ça, ce qui la gênait plus c’était sa question car il fallait bien l’avouer, elle était loin d’être une experte en la matière. Avec les hommes, elle ne s’était jamais réellement laisser approcher.

« Je ne serai pas de bon conseil avec toi Zach, tu sais ma vie sentimentale est un peu chaotique. Ma vie ne laisse pas tellement de place pour ces choses là. Peut être plus tard, tout dépendra de mes futures rencontres. »


Pensive, elle se surprit à penser à ce sujet, elle n’y pensait que très rarement pour être honnête, elle s’efforçait de vivre l’instant présent et ne se projetait guère dans le futur.

« Enfin j’espère avoir cette chance un jour… et j’espère que toi aussi , tu le mérites. »

Après avoir bu une gorgée de bieraubeurre, elle se dit qu’en effet, elle aimerait bien connaître une vraie histoire mais en même temps on sait qu’on s’attache à quelqu'un seulement quand on mesure la peur qu’on a de la perdre, et la jeune fille n’était pas certaine de vouloir vivre avec cette angoisse en plus.

"- Je veux dire, j’ai jamais trouvé ça fun. Et puis je ne vous comprends pas, vous, les femmes…"

Lui souriant, elle ajouta :

« Tu as raison, c’est loin d’être fun toutes ces histoires ! Mais je te rassure, je ne comprends pas les hommes non plus ! »

Elle lui fit un clin d’œil, après tout, elle ne pouvait que le comprendre, et il était vrai que la plupart des femmes étaient plutôt du genre possessive et geignarde, tout ce que Dahrah exécrait, toutes ces mièvreries à l’eau de rose, elle espérait pouvoir partager plus que cela.
Finissant sa boisson, oui elle avait plutôt une bonne descente aussi, elle fit signe au barman de leur ramener deux nouvelles bieraubeurres car Zachary semblait avoir grand soif également et cela l’amusait beaucoup de le voir aussi enthousiaste, bon elle n’irait pas jusqu’à l’enivrer totalement mais en même temps avec des bieraubeurres, il fallait y aller pour être saoul.

« Bon allez, raconte moi tes dernières folies à Poudlard, ou ailleurs !! »


Se prenant le visage dans ses deux mains accoudées à la table, elle était en position d’écoute, souriant de toutes ses dents, elle était impatiente d’entendre les dernières aventures de son protégé et de se laisser ainsi bercé par des histoires de jeunesse drôles et légères.

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